La ronda de Sudamérica

- on va doucement mais on avance -

Tilcara - Ultime étape Argentine

févr. 282018

De notre côté on a décidé de profiter encore un peu des alentours de Tilcara. Le lendemain matin on part pour la "Garganta del Diablo" à quelques kilomètres sur les hauteurs de la ville. La chaleur et l'altitude rendent la petite montée assez difficile sauf pour Olivier qui gambade devant, sans aucun problème. On entame le sentier pédestre aménagé et constate un décor bien pensé pour les touristes, du béton ! Le canyon est très impressionnant mais la vue un peu décevante depuis les pontons prévus. Le reste du sentier nous emmène le long d'une rivière jusqu'à une cascade, cette partie là nous plaît mieux !

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Direction ensuite la petite bourgade d'Uquia pas très loin de Tilcara pour la balade vers la "Quebrada de las señoritas" recommandée par une rencontre en Argentine. On ne sera pas déçus ! Le chemin n'est pas vraiment tracé mais des petits noeuds rouges accrochés aux arbustes dans cette plaine quasiment désertique nous indiquent la direction dès la sortie du pueblo. Après avoir quand même croisé quelques cactus, on aperçoit d'énormes formations rocheuses rouges et ocres avant d'arriver dans ces impressionnantes failles où on sera seuls au monde pendant une heure avant de voir arriver les premiers marcheurs. Encore une belle découverte !

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On passera la soirée tranquillement à l'hostel, à papoter à droite à gauche et c'est comme ça qu'on achèvera la parenthèse argentine, origine de notre voyage, puisque le lendemain nous partons pour la Bolivie.

Jujuy - Sur la route du nord

févr. 282018

Pour accéder à certains sites, la voiture ou l'agence de tourisme sont indispensables. Delphine et Grégory nous ont donc proposé de louer une voiture ensemble pour économiser quelques tours avec agence souvent hors de prix et offrant peu de libertés.

Départ de Salta, direction le nord sur la route sinueuse mais très jolie qui nous mène à Humahuaca. Cest aussi le début de nos quelques jours en altitude. Le temps est pluvieux mais après une bonne nuit, on persévère vers notre but et arrivons vers 13h (meilleur horaire pour l'ensoleillement) à la montagne des 14 couleurs à 4350 mètres d'altitude. D'abord timide car sous les nuages, la montagne et ses nombreuses couleurs (impossible de les compter !) finissent par se dévoiler petit à petit sous nos yeux. On y passera presque 2 heures à l'observer dans tous ses détails et à profiter du ciel changeant modifiant les couleurs. Une réelle merveille de la nature !

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On redescend ensuite les 1400 mètres sur 25km de piste et partons en direction de Tilcara (plus au sud et proche de Salta). Après un bon repas (un steak de lama pour 3 d'entre nous) on se repose car le programme du lendemain est chargé.

Le lendemain, départ pour Purmamarca et sa montagne aux 7 couleurs, qui reste impressionnante malgré notre découverte de la veille puis direction Salinas Grandes à presque 2 heures de route. Ce sera notre première rencontre avec un désert de sel avant le fameux Salar d'Uyuni en Bolivie, et quelle rencontre ! À la différence de ce dernier qui est constitué de plusieurs couches de sédiments (chlorure de sodium, sulfate, nitrate, borate), la saline n'est quasiment composée que de chlorure de sodium ou sel. Située à 3415 mètres d'altitude il est d'une surface de 12 000 hectares, la couche de sel est de 30 cm et il y est exploité. La mer était présente à cette endroit jusqu'à des mouvements terrestres formant les montagnes, plateaux et vallées. Une étendue de sel s'est alors formée naturellement "coincée" dans un lac et ne pouvant s'évacuer. Mais ce sel n'est pas d'origine maritime mais volcanique, il est donc iodé avant de pouvoir être consommé. On passe quelques heures sur place à enchaîner les photos profitant de cet horizon sans fin avant de pique niquer sur une table en sel.

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Retour ensuite pour Purmamarca où on pense faire une petite balade autour de la montagne aux 7 couleurs vue le matin, mais à croire qu'on s'est habitué à la voiture, en cherchant où se garer on finit par faire le tour en voiture ...

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Delphine et Grégory doivent retourner à Salta rendre la voiture et attraper leur bus pour le Chili, on boit un dernier verre avant de se dire au revoir. Pas sur qu'on se recroise sur la route, ils doivent accélérer le mouvement vers La Paz. Encore une fois, on aura passé de supers moments avec eux !

San Marcos Sierras - Un village atypique

févr. 102018

Après 3 jours dans la chaleur et le bruit, on avait envie de retrouver un peu de calme. À San Marcos on sera servi ! Petit village de la sierra cordobesa, San Marcos est entouré de deux rivières qui seront notre refuge contre la chaleur écrasante (pas moins de 38°) pendant notre séjour ici. San Marcos est connu pour être un village hippie, beaucoup d'art et de musique aux coins des rues. Malheureusement, nous arrivons pendant la fête du miel et le maire a interdit aux saltimbanques toute intervention musicale pendant le festival pour privilégier la fête payante organisée au stade municipal...

Arrivés à notre hostel, nous rencontrons Gigo un brésilien qui travaille ici depuis quelques années. Nous passerons 5 jours à cuisiner, discuter et prendre soin de la chienne (qui s'est brûlé les pattes à courir sur la route de gravier pendant 8km) en sa compagnie.

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Nous passons nos journées à l'ombre des arbres le long des rivières, entre sieste, baignade et lecture et nos soirées à l'hostel à partager les repas avec nos hôtes : crêpes françaises contre asado argentin !

Le dernier soir, après un coucher de soleil magnifique et le festival étant terminé, nous assistons à une représentation de théâtre amateur en sirotant un Fernet-coca, la boisson traditionnelle dans la province de Cordoba !

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Après ces 5 jours, Gigo nous accompagne jusqu'au bus qui nous ramène à Cordoba. Nous quittons ce petit coin de paradis pour retrouver notre amie Maia à San Francisco le soir même.

Cordoba - La petite Buenos Aires

févr. 032018

Nous arrivons à Cordoba après une nuit de bus. Première impression : ça fait longtemps qu'on a pas été dans une si grande ville ! Le bruit, les gens, l'effervescence de tous les côtés...

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On dépose nos sacs à l'hostel et après un petit dej rapide, on part pour le plus grand parc de la ville pour se reposer un peu. Finalement, on y pique niquera puis on rentrera faire la sieste a l'hostel, bien plus confortable et sans déchets autour de nous ! On profite de la fin d'après-midi pour visiter la manzana jésuite (manzana est le nom donné à un pâté de maisons). Nous visitons l'ancienne université - la première d'Amérique du Sud - et apprenons lors de la visite guidée que Cordoba était le centre administratif des jésuites pour tout le sud du continent. La collection de cartes exposée dans une des salles attire particulièrement notre attention : on y découvre l'évolution des frontières au fil des siècles, de l'empire espagnol à nos jours. La Bolivie par exemple se nommait Haut Pérou pendant un certain temps puis a perdu l'accès à l'océan à la fin du 19e lors de la guerre du Pacifique. La Patagonie quant à elle était Terra Incognita jusqu'au début du 19e... tous ces changements attisent aujourd'hui encore des jalousies entre les pays !

Le lendemain, on parcourt la ville sous un soleil de plombs. On en profite pour visiter le musée de l'industrie où on en apprend un peu plus sur l'histoire des entreprises argentines et de l'implantation d'entreprises étrangères - surtout automobiles comme Peugeot ou Renault.

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On constate que le pays possėdait une industrie variée et développée jusque dans les années 90 qui a décliné avec la privatisation massive et l'arrivée des capitaux étrangers. Le soir, on se fait plaisir dans un petit bar du quartier branché (guemes) où on savoure de bonnes bières artisanales. En rentrant à l'hostel nous tombons sur un concert de musique locale : la chacarera. Ce concert est donné en hommage au poète et chanteur argentin Atahualpa Yupanki. Jeunes et moins jeunes dansent et chantent sur la place centrale au son de la guitare et des chants populaires. C'est un moment assez émouvant car il montre une belle unité face à la tradition.

Pour notre dernier jour, on décide de quitter la fournaise de la ville pour aller visiter la bourgade d'Alta Gracia. On y découvre une estancia jésuite, lieu fondateur de la ville.

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On continue notre petit tour par la maison du Che : la famille Guevara a vécu ici quelques années lorsque le jeune Ernesto n'était pas encore un héros révolutionnaire pour profiter de l'air pur et calmer l'asthme du futur leader cubain.

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San Rafael - Entre vigne et désert

janv. 302018

On s'arrête à San Rafael pour couper le trajet jusqu'à Cordoba en 2 et parce qu'on décide finalement de ne pas redescendre à Bariloche et El Bolson (décidément il va falloir revenir !).

La ville ne présente pas grand intérêt, il y'a quelques bodegas viticoles et des alentours qui semblent attrayants. Nous commençons par nous souvenir douloureusement de ce qu'est l'été au nord du pays avec les quelques 38 degrés quotidien !

Le premier jour nous attendons donc la fin d'après midi pour nous balader dans la ville jusqu'à la bodega Las Abejas. L'histoire de cette bodega est digne d'une télé novela Argentine puisqu'elle mêle argent, amour et trahison. Elle a été créée par Rodolphe Yselin, français venu faire fortune sans pour autant connaître la viticulture. Ce sera une réussite pour lui, on lui attribue d'ailleurs la fondation de la ville de San Rafael qui se développera après qu'il ait oeuvré à l'arrivée du train pour le transport des raisins et des bouteilles. Après le décès soudain de sa fille, il plonge dans une déprėssion qui le pousse à rentrer en France et à laisser la gestion de la bodega et de sa fortune à ses fils... qui dilapideront tout. Durant son séjour en France il divorce et se remarie avec une femme plus jeune avec qui il repartira pour San Rafael. Il recommencera alors à accroître ses activités mais très rapidement il constate que sa nouvelle épouse et son fils ont une relation. Cette fois il abandonne tout et finit sa vie pauvre, vivant de la vente de fleurs dans les rues de Paris. La bodega sera vendue à une famille locale qui lui donnera le nom de Las Abejas suite à une invasion d'abeilles dans les années 30. Voilà pour la petite histoire d'un français, parmi d'autres, en Argentine !

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Cette bodega fait également du champagne, appelé espuma, en appliquant la méthode traditionnelle sur quelques bouteilles ainsi que du tokay (qui viendrait d'Italie). On constate lors de la degustation que les argentins ne s'intéressent finalement pas beaucoup au vin puisqu'on sera les seuls à goûter les 5 vins proposés...

Nous passons les jours suivants à explorer les alentours désertiques. Les bus nous emmènent jusqu'aux lieux touristiques que sont les barrages. Une multitude d'activités découle de ces étendues d'eau : canoë, jet ski, rafting, tyroliennes entre autres . Nous nous limiterons à la baignade après avoir randonné sous un soleil de plomb !

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Le dernier jour, nous décidons de suivre les conseils de notre hôte et partons à la découverte du labyrinthe Borges (hommage à l'homme de lettres Argentin). Le lieu insolite ainsi que son histoire nous ont conquis !

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Le labyrinthe à été planté à la finca Los Alamos, propriété d'une amie de Borges. L'écrivain aimait user de symboles pour représenter les jeux de la raison et le mystère du temps. Le labyrinthe était un de ses symboles favoris, pour lui une métaphore de la complexité humaine. Pour donner vie a ce projet un peu fou, 7159 buis ont été planté en 2003 !

A noter : un deuxième labyrinthe en hommage à Borges a vu le jour en 2011 en Italie...

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