La ronda de Sudamérica

- on va doucement mais on avance -

Popayan - Bienvenue en Colombie

juil. 162018

Nous quittons Otavalo pour rejoindre la frontière avec la Colombie à Tulcan. Il s'agit de notre 8ème frontière mais elle est définitivement la plus désorganisée que nous ayons traversé : la file pour l'entrée et la sortie du territoire se fait au même endroit et selon l'humeur du vigile, les gros sacs ne sont pas autorisés à l'intérieur du bureau ce qui oblige quelqu'un à rester dehors pour les surveiller. Au delà de ça, et nous le savions mais le vivre est autre chose, une deuxième file est réservée aux Vénézuéliens qui attendent patiemment que leur groupe avance depuis de longues heures (voire jours) pour sortir de Colombie. Beaucoup se rendent au Pérou, pays plus accueillant, et transportent leur vie dans un petit sac à dos, le sourire et la joie de vivre au visage. C'est déroutant. Après 2h30, nous traversons la rue pour passer l'entrée en Colombie. Même désorganisation, une file de Vénézuéliens encore plus importante, des billets qui arrivent jusqu'aux policiers pour passer plus vite, des familles entières et des cris de joie lorsque le tampon de sortie de Colombie est apposé.

Après 3h30 d'attente et un bus de nuit, nous arrivons à notre première destination colombienne : Popayan, située dans la cordillère centrale.

Cette ville, surnommée ville blanche, dispose d'un centre historique riche en palais, hôtels particuliers, églises et balcons sculptés. Elle serait l'une des villes les mieux conservées du continent et a formé de nombreux intellectuels et poètes car elle dispose d'une université prestigieuse depuis 1927 : 17 présidents de la Colombie y sont nés.

Elle a été bâtie par les colons espagnols pour en faire une étape stratégique entre Quito et Carthagène des Indes. Elle est située sur une zone hautement sismique : le dernier séisme de 1983 a duré 18 secondes et fait 300 morts. Les habitants ont entrepris la restauration eux même de manière remarquable.

Nous ne restons pas plus qu'une nuit dans cette ville paisible, le temps d'en faire le tour et d'apprécier la vue de son mirador.

undefined

Les environs verdoyants auraient mérité qu'on s'y attarde mais nous voulons avancer dans ce grand pays.

Il n'y a pas de commentaires publiés.

Nouveau commentaire

Atom

Propulsé par Nibbleblog