La ronda de Sudamérica

- on va doucement mais on avance -

Samaipata - Repos en altitude

mars 192018

Nous arrivons à 4h30 du matin dans ce petit village et attendons patiemment qu'il se réveille sur la place principale. A 7h une petite dame d'un certain âge vient nous recruter, on trouve chez elle notre petit coin de paradis, elle s'occupe de nous de manière attentionné durant tout notre séjour.

Le premier jour est consacré à une bonne sieste et à la découverte du petit village bien agréable.
Le lendemain direction El Fuerte, ou fort de Samaipata, patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO, où nous nous rendons à pieds à une dizaine de km. C'était sans compter qu'il nous faudrait gravir une première colline, la redescendre, puis gravir la colline sur laquelle est construit le fort, sous un soleil de plomb mais on a eu le temps d'apprécier les vues et les oiseaux (toujours pas de condor à l'horizon). Ce site est considéré comme étrange car sa pièce principale est un immense bloc de gré de 250m de long et 60 de large, couvert de gravures d'animaux (puma et jaguar notamment) et de formes géométriques. Considéré au début comme un site Inca érigé pour faire face aux tribus amazonienne, des fouilles récentes montrent que diverses influences culturelles s'y sont croisées. D'abord occupé par les Chane (peuple amazonien) puis lieu de transit des Guaranis du Paraguay (1300-1450) puis par les incas (jusqu'en 1550) et enfin par les colons espagnols.

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Après avoir passé quelques magnifiques points de vue sur les vallées environnantes, on arrive à cet énorme bloc de pierre que l'on contemple d'un peu loin, malheureusement. On ne peut pas s'en approcher et nous devons donc l'observer depuis des passerelles en bois mais on parvient à distinguer le fameux jaguar ainsi que les formes taillées. Ce lieu était certainement dédié à des cérémonies et sacrifices ou rites religieux. La balade se poursuit le long du rocher dans lequel ont été taillées des niches certainement destinées à des momies incas. Comme on le constatera encore par la suite, les Incas avaient développés des techniques et pratiques très bien pensées comme par exemple des canaux permettant de canaliser l'eau et de la réutiliser. On passe ensuite par les espaces habitationnels, la place centrale, les lieux de rencontres des habitants, et la "maison de vigilance" offrant une vue imprenable sur tout potentiel attaquant. Le tour se finit par l'autre côté du bloc de gré aménagé de telle sorte que les chercheurs pensent qu'il s'agit d'un observatoire astronomique. On passe aussi par "la Chinkana", énorme trou dont personne ne sait s'il s'agit d'un tunnel échappatoire en cas d'attaque ou d'un simple puits. Le site nous a intéressé mais l'entrée était très chère et les explications présentes mais limitées, il nous semble que le tourisme n'est pas vraiment encouragé, peu de promotions et il faut s'y rendre en taxi ce qui est quand même assez cher. Le retour est un peu difficile sous le soleil, nous arrivons donc bien fatigués à notre hostel.

Bien installés dans notre hostel et la chaleur étant toujours pesante, on se repose les 2 jours suivants (sans wifi). On va tout de même visiter le musée présentant des pièces archéologiques trouvées su le fort et faire un balade sur les hauteurs du village. Comme d'habitude on voit une colline, on ne peut pas s'empêcher d'y monter pour avoir une vue de haut.

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Le village est un point d'entrée du parc national Amboro, pour lequel on est venu dans ce coin. On le savait mais c'est confirmé, on ne peut pas s'y balader seuls. Nous devons donc prendre un guide et trouver un groupe pour diminuer le prix. Ce parc est au croisement de la fin des Andes et du début de l'amazonie, il est dans le "coude des Andes". Il est gigantesques et possède encore des hectares jamais pénétrés par l'homme. La faune et la flore sont très riches : 400 espèces d'orchidées, 120 espèces de mammifères (dont un ours !) et 800 espèces d'oiseaux. On a choisi de faire la randonnée de las yungas ou fougères géantes au milieu d'une forêt dense et primaire. Certaines fougères atteignent 10 mètres de haut et auraient environ 2000 ans. C'est très impressionnant.

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On ne croisera pas d'ours ni autre mammifère (à part quelques humains) mais la guide, très bien documentée, nous donne énormément d'informations sur les oiseaux et les diverses plantes.

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Le soir direction un bar du village où a lieu un concert ska-jazz-reggae.

Le dernier jour, notre hôtesse tient à nous préparer le déjeuner (on a déjà pu goûter ses incroyables sandwichs, ses glaces artisanales, ses jus frais et son excellente confiture sans rien demander, du coup on l'a convié à notre superbe plat polenta-ratatouille-oeuf-fromage) qui sera un plato paceño. Elle nous prépare d'abord une excellente soupe de multiples légumes parsemée de toutes petites frites puis nous sert le fameux plat typique de La Paz : un épi de maïs, des fèves, une patate et du fromage frit. C'était très bon même si les fèves ont eu un peu de mal à passer... Malheureusement la communication est difficile puisquelle entend très mal, dommage, nous sentons que c'est une femme très intéressante et engagée.

Une glace à la papaye en main, nous la quittons pour attraper notre bus pour Santa Cruz.   

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