Rurrenabaque - Découverte de l'Amazonie
avril 072018Après quelques jours à La Paz nous voilà partis pour Rurrenabaque, aux portes de l'Amazonie et à l'extremité des Andes. S'y rendre implique un trajet d'une quinzaine d'heures dont une partie sur le tronçon de la route de la mort encore ouvert au trafic. Le départ est un peu chaotique : le bus crache une fumée noire épaisse et peine dès les premières montées à la sortie de la ville. Nous sommes 7 «gringos» tous assis du même côté du bus qui s'avérera être le côté du ravin !
Nous arrivons à la tombée de la nuit sur la route de la mort et profitons d'abord calmement du panorama plus qu'impressionnant. La pratique est de rouler à gauche sur cette route, on profite donc également de la vue au fin fond du ravin. Puis viennent les manœuvres périlleuses... La première est une simple marche arrière en ligne droite afin de laisser passer un flot de voitures, il est impossible que 2 véhicules se croisent ici, pendant quand même une bonne vingtaine de minutes. Enfin on nous fait signe que la voie est libre pour enrayer le prochain virage, sauf qu'on se retrouve capot à capot avec un autre bus. Rien ne se passe pendant quelques minutes, on se demande s'ils font une bataille de regards pour savoir lequel va plier et laisser passer l'autre, finalement notre chauffeur se decide à manoeuvrer pour laisser passer l'autre bus. La marche arrière est bien plus périlleuse, nous descendons tous du bus, locaux en premier, pour voir les roues arrières du bus s'arrêter à moins d'un mètre du ravin. Le souffle coupé, nous décidons tous de marcher quelques mètres afin de laisser ce passage derrière nous. Sacrée frayeur quand même !
La pause dîner a lieu un peu plus loin et passe de 30mn à 2 heures d'attente... Nous finissons par repartir et arrivons en approche de Rurrenabaque vers 7h le lendemain lorsque le bus s'arrête. On se retrouve dans une file de voitures et camions à l'arrêt à une vingtaine de km de notre destination. Le pont permettant d'accéder à la ville a bougé suite à de fortes précipitations et ne peut être emprunté. Nous le passons donc à pieds avec nos affaires et embarquons dans un autre bus qui cette fois nous emmènera à destination. Les courageux partent en excursion dans la foulée, nous nous offrons 2 bonnes journées de repos avant notre excursion de 3 jours dans la pampa. La chaleur est tropicale et autant dire que ça nous change après l'altitude de La Paz.
Le jour du départ arrive et nous voilà en route pour 2 heures de piste jusqu'au lieu de rendez vous. Pour notre plus grande surprise on croise déjà des petits alligators, des oiseaux jamais vus et des capybaras en famille, sorte de ragondins géants. On entre ensuite dans la réserve Madidi qui abriterait l'une des plus grandes biodiversité du monde. Comme nous sommes juste après la saison des pluies, nous verrons moins d'animaux que lorsqu'il y a moins d'eau dans et autour du Béni. On embarque ensuite sur une pirogue qui nous emmène sur le Béni jusqu'à notre lodge. En chemin on croise des capucins et beaucoup d'oiseaux dont des Hoazins huppés seuls ou en famille.


Une fois arrivés, nous faisons rapidement connaissance avec les 2 résidents quasi permanents du lodge, 2 énormes crocodiles qui passent leur temps à se narguer.

En fin d'après midi nous repartons en pirogue pour assister au coucher du soleil, rencontrer les hordes de touristes qui font le même tour que nous et nourrir les milliers de moustiques qui nous attendaient patiemment. Le chemin du retour se fait à la frontale afin de repérer les nombreux alligators cachés dans la végétation, ou plutôt leurs yeux qui brillent à notre lumière.
La matinée suivante est consacrée à la chasse à l'anaconda, chaussés de bottes et de l'eau jusqu'aux cuisses. Il est apparemment peu probable qu'on en trouve un même si l'un des guide finit par nous montrer un espèce de vers de terre géant qui est en fait un bébé anaconda.

Une dégustation de vers de sorte de noix de coco s'improvise aussi pour le goûter.
L'après midi est consacré à la pêche aux piranhas qui se transforme en sorte de match entre français (nous sommes 3 dans le groupe), espagnols et suédois puisque nous sommes les derniers à avoir une prise pendant que le guide, notamment, en attrape 5 (et accessoirement une tortue). Nous rentrons quand même avec la plus belle brochette du lodge que nous mangeons le soir.

La dernière matinée nous partons nager avec les dauphins roses qu'il ne faut pas brusquer car ils mordent et qui nous protègent des alligators... expérience plutôt drôle.