La ronda de Sudamérica

- on va doucement mais on avance -

Paracas - Le désert en bord de mer

mai 132018

Petit village sans charme particulier mais agréable et assez calme, nous posons nos sacs à Paracas pour 3 nuits.Une fois installés, nous profitons d'un superbe coucher de soleil sur le port avec vol de mouettes et surtout de pélicans au premier plan.

De Paracas, il est possible de faire un tour de bateau vers les îles Ballestas pour y voir lions de mer et oiseaux : cormorans, pélicans ou encore pingouins. Cette sortie est ultra touristique et cet afflux remet en cause l'écosystème local, nous passons notre tour.

La réserve nationale de Paracas attire plus notre attention, nous enfourchons nos vélos de location pour parcourir une partie de cette réserve désertique de 335 000 ha classée depuis 1975, ses superbes plages et bords de mer abrupts aux teintes jaune-brun-ocre.

Notre première pause, après quelques kilomètres pendant lesquels nous nous rendons compte de la puissance du vent, se fait au centre d'interprétation de la réserve. Nous y apprendrons que Paracas vient du quechua, para signifiant pluie et acca qui veut dire sable.

Le centre nous apprend également que cette zone est classée comme zone d'abondance par l'ONU (au même titre que des zones en Chine, Australie ou Inde notamment) c'est à dire que 70% de toutes espèces de plantes, animaux et insectes y sont concentrées, une biodiversité rare. Le courant de Humboldt qui passe sur cette partie des côtes péruviennes, la concentration en oxygène, la température de l'eau et la présence de chlorofile en grande quantité permettant la photosynthèse favorisent une concentration de poissons plus importante qu'ailleurs dans cette zone. La présence de nombreux oiseaux a permis l'exploitation de guano (fiantes servant d'engrais) pendant de nombreuses années. Entre 1869 et 1875, son exportation représentait alors 80% des revenus du pays mais le mésusage de cette manne financière n'a pas aidé au développement de celui-ci.

Après ce moment culture, il est temps de s'en mettre pleins les yeux ! Les 5 kilomètres suivant, alternant entre montée et faux plat toujours en vent contraire, continuent à nous mettre en jambes. Nous arrivons ensuite à Playa Roja et sa superbe plage rouge liée à l'activité volcanique et à l'érosion des montagnes rougeâtres des alentours. Nous continuons ensuite vers le petit village de pêcheurs de Lagunillas et de son point de vue nous apercevons LA plus belle plage, La Mina où nous n'irons pas... il s'agit de franchir une colline dans un sens puis dans l'autre et d'ajouter ainsi 10 kilomètres aux 30 prévus... Le courage nous manque, malheureusement.

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Nous poursuivons alors vers une autre plage en faisant une petite sortie de route histoire d'éprouver le VTT dans les dunes. Et nous finissons par la Catedral, formation rocheuse qui depuis le tremblement de terre de 2007 n'en a plus la forme.

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Cette balade nous a essoufflés mais surtout époustouflés ! La sensation d'être seuls au monde au milieu du désert nous a suivi tout au long de notre balade car le vélo nous a permis d'éviter les bus de touristes. Malheureusement, toutes les photos ont disparu ...

Pour notre dernière journée nous longeons la côte le long des énormes villas de luxe qui semblent inhabitées pour arriver sur une petite plage où nous passons l'après midi à nous prélasser.

Le lendemain nous quittons Paracas pour Lima, contents d'utiliser le réseau routier local qui nous coûte 2 fois moins cher que le bus touristique mais à quel prix ... C'est entre Pisco et Lima qu'une partie de nos affaires disparaitra avec son habile voleur. Heureusement notre destination est Lima, ce qui nous facilitera les démarches...

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